La dépigmentation de la peau fait fureur au Cameroun

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L’opération consiste à s’appliquer «sur tout le corps plusieurs composés: laits ou crèmes à base d’hydroquinone, au-delà du seuil de 2 % ou de crèmes et gels à base de corticoïdes puissants qui comportent notamment du mercure et ses dérivés cancérigènes», explique Cécile non sans relever que l’étude de la Socaderm démontre que «les plus nantis se font des injections avec des effets instantanés, tandis que les moins riches utilisent tout ce qui leur passe sous la main».

La dépigmentation de la peau a tendance à se généraliser au cameroun où, dans presque toutes les villes du pays ainsi que dans les campagnes, beaucoup de femmes et d’hommes se sont lancés à fond dans la quête du teint clair.

Suivent dans l’ordre,  les villes de Kumba (Sud-ouest) dont 24,1% de la population s’éclaircit la peau, Yaoundé, la capitale, 19,6% d’adeptes du «Ndjansang», Kribi (Sud) 11,1% et Bagangté (Ouest) 10,3% de candidats à la dépigmentation de la peau.

On s’enduit de tout,  au mépris des risques encourus sur le plan sanitaire tels « les cancers de la peau», s’indigne l’agrégée en dermatologie avant d’ajouter qu’«il n’est pas étonnant de voir un homme ou une femme avec des pieds ou des mains noirs, alors que le visage est presque métissé».

Si la faute est à imputer aux publicités tapageuses des industries de produits cosmétiques ainsi qu’aux adeptes du «Njansang», des complexés de leur peau noire, il reste que, selon Dr Odile Ngoro, dermatologue-infectiologue, certains pharmaciens ne sont pas exempts de reproche.

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