CAN 2019 : Peut-on encore parler d’équipes africaines ?

0
55

Ces sportifs de haut niveau ont le choix de poursuivre leur carrière sous les couleurs du pays de naissance, celui où ils ont grandi, ou bien de rejoindre l’équipe nationale de leurs parents s’ils n’ont pas encore joué dans les sélections A.
L’universitaire évoque un ”choix de raison” et un ”choix de cœur” qui se joue dans la tête de ces binationaux : ”Le choix de cœur, c’est que ces joueurs-là sont attirés par le pays de leurs parents, c’est l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal.

Selon l’historien et sociologue Claude Boli, chercheur associé à Montfort University, à Leiceister, en Angleterre, ce n’est pas du tout un phénomène nouveau :
”Cela existe depuis les années 70 mais là où ça a changé, c’est que le cœur du football international est en europe donc forcément les meilleurs joueurs de chaque sélection africaine vont prospecter dans les meilleurs championnats européens”.

”La raison aussi pour laquelle ces équipes ont progressé, c’est qu’on assiste à une ossature dans ces équipes nationales de joueurs nés en europe et qui ont été formés en europe” souligne l’historien et sociologue.

”Depuis les années 80, il y a une grande amélioration des équipes nationales africaines dans les compétitions internationales , je pense à l’Algérie, au Cameroun, au Maroc, à la Tunisie, au Sénégal, et à la Côte-d’Ivoire notamment”, confirme Claude Boli.

Si dans une équipe de 11 joueurs , les 11 sont nés à Barbès, à Amsterdam ou à Tourcoing, est-ce que pour autant on pourrait dire que c’est une équipe africaine ivoirienne, sénégalaise ou malienne ?”

Lire l’article en entier sur seneweb.com

Donne ton avis