CAMEROUN :: Joshua Osih : Aucune rançon n’a été payée pour la libération :: CAMEROON

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Il nous est par ailleurs revenu qu’une réunion d’urgence s’est tenue dans la nuit de samedi à dimanche à Yaoundé entre un haut commis de l’État, des pontes du parti-Etat et des patrons de presse à l’effet de banaliser ou tourner en dérision l’enlèvement du chairman Ni John Fru Ndi, comme si le parti avait besoin d’attendre l’enterrement de deux de ses cadres à Kumbo et à Douala pour procéder à une telle ignominie. Ces journaux de commande gagneraient à aller se renseigner auprès du ministre de la défense, du gouverneur de la région du Nord-Ouest, de celui du Sud-Ouest pour savoir si les attentats perpétrés contre leurs différents convois dans ces deux régions n’étaient que des simulacres d’attaques. Comme si cela ne suffisait pas, nous avons pris connaissance d’un post calomnieux, dénigrant, injurieux et totalement infondé publié par un des porte-paroles connus et faisant partie des mêmes officines populistes et extrémistes qui ont annoncé la pseudo libération du chairman. A titre de rappel, le SDF s’indigne depuis 1990 sur la marginalisation que subissent les populations originaires des actuelles régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud- Ouest entre autres et nous prônons un arrangement institutionnel fédéral entre les différentes parties du Cameroun qui seul peut permettre le développement local et la matérialisation effective de l’union de notre pays. Nous sommes contre la violence exercée par les différentes parties belligérantes dans ces régions et avons à maintes reprises demandé le retour des militaires – qui ne sont pas des forces de maintien de l’ordre, faut-il le rappeler – dans leurs casernes. Nous avons toujours indiqué que nous avons la capacité et la volonté de contribuer à la fin des hostilités violentes dans ces régions et nous avons systématiquement été ignorés et ridiculisés dans cette démarche par le président de la république et le Parlement, malgré le fait que nous sommes aujourd’hui, la seule force politique présente dans ces régions. Cette position a conduit à l’incendie d’une partie de la résidence du Président national à Ntarikon lors de notre dernier congrès, la destruction complète de sa résidence à Baba II, l’enlèvement du vice-président SDF du Sénat devant la résidence du Président National, des intimidations et des menaces sur la vie à la quasi-totalité des représentants élus du SDF, le double enlèvement du frère du président national toujours en captivité ainsi que l’enlèvement plus tôt de la soeur du président national. Pouvons-nous ajouter que depuis le temps de ces événements à ce jour, nous n’avons reçu aucune note de sympathie de la part de ceux qui aujourd’hui nous dénigrent et font des annonces en notre nom. Nous gardons toujours l’espoir que le Cameroun survivra à la mauvaise gouvernance actuelle qui nous a conduits à la guerre civile et nous ne négligeons aucun effort pour maintenir cet espoir en vie.

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